Dans la composition de l’univers l’absence de référence connaissable à un Dieu, ou plusieurs, laisse le champ de spéculation vide et infini.
L’impossibilité de déduire des phénomènes, ou des comportements, l’existence présumée d’une cause ou d’un créateur laisse le choix ouvert sans appuis, sans arguments. Les deux termes de l’alternative restent toujours le seul chemin ouvert pour l’homme.
A l’instar des autres événements humains majeurs, comme la naissance, le processus de maturation, la vieillesse (aux conditions normaux), puis la mort, le choix est une obligation forcée pour chaque individu.
L’existence d’un Dieu, ou son absence postule que l’on peut annuler cette possibilité ce qui, d’une certaine manière, annule le sens de la vie humaine : le choix.
Cette problématique renvoie au fait que chacun, philosophe ou scientifique, artiste ou homme des lettres, qui tente d’établir une preuve de l’une ou l’autre des options, que ce soit par la raison, la foi ou l’expérience, s’engage dans un exercice stérile.
Nous soulignons qu’aucune religion parmi les trois religions monothéistes, n’avance de preuve pour la thèse principale de l’existence de créateur.
Selon cette optique, notre conceptualisation du « choix » renvoie à l’idée du« choix » comme « raison d’être » pour l’Homme. Les
conséquences du choix, jouent en effet un rôle dans sa détermination ultime mais demeurent des conséquences non vérifiables.
Ce qui nous intéresse est donc d’explorer le fait du choix entre la croyance et la croyance chez chaque individu adulte et sain, sujette à la vérification empirique.
En généralisant, nous proposons que la notion du choix soit la fondation de la base de l’attitude humaine, au niveau individuel ainsi que collectif, vis-à-vis de la croyance en un créateur à travers les âges.
Sans la croyance il n’y a pas de choix, sans le choix il n’y a pas de croyance.
Le choix est concrètement effectué entre le gnosticisme et l’agnosticisme, entre la spiritualité et le matérialisme entre la religion et la science aux niveaux individuels et collectifs.
L’attitude des gens au niveau mondial est déterminée par le choix entre la croyance religieuse et la croyance anti-religieuse.
Selon ce postulat la population mondiale peut être classée en deux catégories en fonction de son état de croyance et de mécréance.
Ces deux classifications, selon les deux options du choix, peuvent être observées aussi à travers les âges.
A la fin de la modernité la population du monde a été partagée en deux. Le camp agnostique athée qui inclut le monde socialiste communiste et le monde croyant selon les religions traditionnelles.
De plus, sans évidence ni preuve la croyance religieuse a autant d’appartenances et d’adeptes qu’il existe de diversifications de la croyance. Suite à l’effondrement de l’expérience marxiste en l’Union soviétique en 1981 l’époque postmoderne témoigne du revivalisme de la croyance religieuse dans le monde.

You must log in to post a comment.